Qu’est-ce que le burnout ?
Le burnout est également appelé en français “épuisement professionnel”.
Selon l’INRS, il s’agit d’un “ensemble de réactions consécutives à des situations de stress professionnel chronique dans lesquelles la dimension de l’engagement est prédominante”.
Selon la Haute Autorité de Santé (HAS), le burnout correspond à “un épuisement physique, émotionnel et mental qui résulte d’un investissement prolongé dans des situations de travail exigeantes sur le plan émotionnel”.
Le burnout peut concerner les salariés de toute profession, tout âge et tout genre.
Néanmoins, certaines professions présentent un risque plus important d’exposition au burnout. C’est notamment le cas des secteurs dans lesquels l’activité est susceptible de mobiliser et d’engager les salariés sur des valeurs professionnelles très exigeantes.
Selon la définition classique, le burnout se caractérise par 3 dimensions :
1) L’épuisement émotionnel : se traduit par une fatigue chronique, qui ne passe pas même après du repos ;
2) La dépersonnalisation : le salarié devient cynique, distant avec l’environnement de travail, agit en mode “pliote-automatique” ou machinalement ;
3) Le sentiment d’inutilité : l’impression de gâchis, que ce que l’on fait ne sert à rien.
Quels sont les signes de burnout qui doivent alerter ?
Le burnout peut se traduire par différents symptômes à la fois émotionnels, cognitifs et physiques.
Au plan émotionnel, l’épuisement professionnel peut conduire à de l’anxiété, des crises de larmes soudaines, un sentiment de vide ou d’échec au travail. Les personnes souffrant de burnout ressentent la plupart du temps une fatigue intense, qui ne passe pas, et qui donne la sensation d’être “vidé” de son énergie.
Les signes cognitifs sont souvent moins connus et pourtant très fréquents chez les salariés victimes de burnout. Il peut s’agir de trouble de la mémoire, de difficultés à se concentrer, voire même des difficultés à prendre des décisions.
A un certain stade d’épuisement, le burnout peut également se traduire par des signes physiques comme des troubles du sommeil (insomnie), mais également des douleurs telles que des maux de dos ou de tête. Certains salariés présentent également des troubles digestifs ayant pour origine le burnout.
Comment réagir en cas de signes de burnout ?
Le premier réflexe à adopter en cas de signes de burnout est de consulter un professionnel de la santé. Seul un médecin pourra poser un diagnostic sur vos symptômes.
En pratique, cette étape permet aux salariés victimes d’épuisement de se débarrasser du sentiment de culpabilité et de comprendre qu’il n’est pas normal de subir ces situations au travail.
Par ailleurs, votre médecin pourra vous prescrire un arrêt de travail si nécessaire.
Si le premier réflexe doit être médical pour vous permettre de préserver votre santé, ne négligez pas la dimension juridique du burnout !
En droit du travail, l’employeur a l’obligation de protéger la santé physique et mentale des salariés. Le burnout résulte très souvent de manquements de l’employeur : surcharge de travail, pression, délais intenables, alertes ignorées, etc.
Or ces manquements, s’ils sont établis, ouvrent droit au paiement de dommages et intérêts.
Par ailleurs, si le retour au travail est impossible après un burnout, votre avocat pourra vous accompagner afin de sécuriser votre départ de l’entreprise, sans renoncer à vos droits.
Il est également possible de saisir le conseil de prud’hommes afin de demander le paiement de dommages et intérêts pour réparer les préjudices subis liés aux manquements de l’employeur. Parce que le burnout est souvent lié à la surcharge de travail, vous pourriez également demander le paiement des heures supplémentaires non rémunérées.